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The Ocean At The End
The Tea Party - The Ocean At The End
Titre : The Ocean At The End
Groupe : The Tea Party
Sortie : 2014
Label : Inside Out Music
Format : CD
Genre : Progressif
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Titres

  • The L.o.C
  • The Black Sea
  • Cypher
  • The Maker
  • Black Roses
  • Brazil
  • The 11th Hour
  • Submission
  • The Cass Corridor
  • Water's On Fire
  • The Ocean At The End

Formation en 1990


The Tea Party, vous connaissez ? Ben moi non. Ne riez pas au fond de la salle, s’il vous plait. Je ne vais pas jouer au chroniqueur savant qui a tout vu, tout entendu, The Tea Party est un groupe sur lequel, encore une fois, j’ai fait l’impasse. Pourtant il date du tout début des années quatre-vingt-dix, période à laquelle ma passion dévorante pour le prog a repris ses droits sur tout le reste.

Qu’importe, The Tea Party est un trio composé de Jeff Martin au chant et guitare, Stuart Charwood à la basse et claviers et Jeff Burrows à la batterie et percussions. Sept albums et un EP de 1991 à 2004, un grand silence jusqu’en 2012 où ils sortent Live From Australia et enfin cette année The Ocean At The End qui sera disponible chez Inside Out le 22 septembre donc bientôt petits veinards.

Les membres du groupe n’imaginaient sans doute pas se retrouver un jour pour un huitième album studio. Et pourtant, c’est chose faite. C’est une renaissance, disait Jeff Martin, un nouveau départ.

Sur The Ocean At The End, vous entendrez également Aline Morales aux percussions et Ian Anderson à la flûte, ce sont les deux seuls invités sur la galette mais je m’en contenterai.

Dix des onze titres sont relativement brefs, “The Ocean At The End” qui clos magnifiquement l’album est l’exception à la règle. La musique est très ancrée dans la culture du Nouveau Monde avec des réminiscences progressives 60’s et des influences orientales. Les morceaux sont linéraires le plus souvent mais pas franchement directs.

La première chose qui m’a scotché avec The Tea Party, c’est, allez, je vous le donne en mille, la voix majestueuse de Jeff Martin bien entendu ! Quel timbre, quelle maîtrise, quand il roule dans les basses, que c’est beau ! Vous n’échapperez pas à Burrows et sa batterie, un jeu riche, rapide, varié, imprévisible, nerveux sans être trop sec, bref ce que j’adore. La basse de Stuart est très peu intrusive, il va falloir écouter avec un peu d’attention pour la trouver. Quand elle n’est pas là, les claviers prennent la relève, très présents ou en trame sonore selon les titres. La guitare s’impose à vous dès “The L.o.C” avec ce gimmick qui possède des airs de Goldman et ne vous lâche plus de tout l’album. Même à trois, il y a du son.

The Ocean At The End est un peu inclassable, parfois très rock, un peu métal oriental “Cypher”, il livre des titres géniaux comme “The L.o.C” que je serais bien en peine de classer. Il y en a un peu pour tous les goûts, un zeste de nostalgie, un côté commercial dansant comme sur “Submission”, mais rien pourtant qui chagrine ma plume de chroniqueur de webzine indépendant : mince, serais-je tombé à la botte des labels ? Non, c’est très bon, très très bon, voila tout.

Le bon gros rock US et ses clichés me tapent habituellement sur les nerfs, là c’est tout le contraire, car The tea party possède la maîtrise pour sublimer cette musique initialement assez basique et en faire un plat élaboré à la “The Cass Corridor”.

“Ocean At The End” suffit à décerner l’étiquette progressif à l’album, titre long, solo de guitare, claviers, construction pas à pas. Si vous vous demandiez pourquoi Inside Out prend sous son aile le groupe, voila une bonne raison.

Outre un son irréprochable, onze titres génialement bien ficelés, Ocean At The End, aura le mérite d’être un des rares albums de votre discographie progressive que vous pourrez passer lors d’une soirée entre amis normaux (c’est à dire non progueux) sans que ceux-ci ne râlent (croyez-moi, je sais que quoi je parle, là).
Pour un retour, il s’agit d’un magnifique come-back, et vu que ma culture de The Tea Party se limite à ce dernier opus, je vais de ce pas combler mes lacunes, car il semblerait que j’ai loupé un pan non négligeable de l’histoire des 90’s.


Rédigé par Jean-Christophe le 05/09/2014
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