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The Taste of Wormwood
Philippe Luttun - The Taste of Wormwood
Titre : The Taste of Wormwood
Groupe : Philippe Luttun
Sortie : 2013
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Progressif
La chronique note de la chronique
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Titres


    Philippe Luttun est un auteur compositeur interprète qui a fait ses débuts dans la musique en 1986 avec le groupe Iceberg. Depuis 2006 il compose seul et à ce jour possède huit albums solos à son actif.

    The Taste Of Wormwood qui nous intéresse ici, est son dernier album, un concept autour du drame de Tchernobyl, une catastrophe nucléaire de niveau sept qui s’est produit en Ukraine, non loin de Kiev, le 26 avril 1986.

    The Taste Of Wormwood se compose de huit titres dont quatre instrumentaux et dure près de soixante dix minutes. Un album de rock progressif, parfois métal, qui flirte avec les univers de Pink Floyd, Porcupine Tree, King Crimson ou Marillion. Un album solo où Philippe joue de tous les instruments et où Pris.K, avec qui il a déjà travaillé, apporte sa voix.

    Plus que huit titres, on pourrait parler de parties dans ce concept, l’avant Tchernobyl avec sa cité communiste modèle, Pripyat, l’accident du réacteur n° 4, la découverte de l’étendue du drame le lendemain, une de ses conséquences étonnante, la forêt aux arbres rouges, le travail des liquidateurs pour colmater le réacteur en fusion, une visite sur la site des années plus tard et enfin un hommage aux victimes. La musique de Philippe évoque magnifiquement le drame et rend hommage aux innombrables personnes mortes et celles qui aujourd’hui encore décèdent des suites de cette catastrophe sans précédent.

    Cet album ma pris de court, car souvent les projets solo en auto production, de plus vendu un prix dérisoire, possèdent rarement cette qualité et maturité. Car oui ce concept est de grande qualité.

    “Prelude to a disaster” est fait de bruitages, extraits sonores qui mettent en place l’histoire, la vie dans l’univers communiste post Guerre Froide, TV radio, enfants dans une cours de récréation, berceuse se superposent au temps qui passe. “Reaktor #4” joue sur une atmosphère psychédélique angoissante, peuplée encore de bruitages de tuyauterie, l’incident de la centrale nucléaire, jugée à l’époque la plus sure de l’ex U.R.S.S. La musique est répétitive, angoissante, bien dosée puis bascule sur du métal progressif instrumental avec de superbes claviers et guitares. “The day after”, un morceau d’un peu plus de dix minutes, commence sur une musique traditionnelle russe. Les 5000 habitants de Pripyat ne savent pas encore qu’ils reçoivent des dosent létales de radiations. Mélange de métal, de psychédélique, la musique est cinématique avec de nombreuses parties chantées. Retour à de l’instrumental avec “Red forest”, une pièce qui lance différents soli les uns après les autres, piano, guitare, voix orientales, saxophone, trompette et électronique. Une atmosphère assez étonnante s’en dégage, très réussie. “On the roof of hell” parle des liquidateurs, ces forçats irradiés, à peine vêtus de masque et de gants, dérisoires protections contres les radiations dures du coeur, et de leur mortel travail pour colmater le réacteur en fusion, 600 000 personnes au bas mot et combien de victimes ? Le titre fleuve du concept avec plus de quinze minutes, une écriture à la Arjen Lucassen à n’en pas douter qui dès le second tiers s’embarque dans une longue section instrumentale assez planante riche en claviers entre Pink Floyd et Ayreon. “The macabre pilgrimage” débute sur une voix off et un compteur geiger pour laisser place au piano qui lance une symphonie romantique. Musique nostalgique, retour sur le site dévasté et déserté. Le symphonique laisse place à l’électrique et à la voix de Pris au milieu du titre, une très belle partie chantée, et s’achève sur les grésillements du compteur. “Heroes end” termine le concept sur un hommage aux liquidateurs morts pour sauver tout un territoire, souvent ignorants du danger qu’ils encourraient. Guitare, claviers et piano qui clos ce concept.

    “The Taste of Wormwood“ est un magnifique album qui outre ces indéniables qualités musicales aborde un sujet qui m’a toujours touché. Après l’écoute de “The Taste of Wormwood” j’ai très envie de découvrir le reste de l’oeuvre musicale de Philippe pour y trouver d’autres pépites du même genre. Indispensable !


    Rédigé par Jean-Christophe le 22/04/2014
    Commentaires

    cet album est une pépite!il faut vraiment se le procurer tout comme le précédent "Ring Down The Curtain"!
    Le 22/04/2014 par M.Spencer

    Je suis d'accord avec M. Spencer (il me semble d'ailleurs vous reconnaître rien qu'à votre accent).
    Le 22/04/2014 par TootsSweet

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