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The Great Adventure
The Neal Morse Band - The Great Adventure
Titre : The Great Adventure
Groupe : The Neal Morse Band
Sortie : 2019
Label : Radiant Records
Format : CD
Genre : Progressif

La chronique note de la chronique
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Titres

  • Overture
  • The Dream Isn't Over
  • Welcome To The World
  • A Momentary Change
  • Dark Melody
  • I Got To Run
  • To The River
  • The Great Adventure
  • Venture In Black
  • Hey Ho Let's Go
  • Beyond The Borders
  • Overture 2
  • Long Ago
  • The Dream Continues
  • Fighting With Destiny
  • Vanity Fair
  • Welcome To The World 2
  • The Element Of Fear
  • Child Of Wonder
  • The Great Despair
  • Freedom Calling
  • A Love That Never Dies

Formation en 2015

Neal Morse [chanteur,guitariste,clavier], Mike Portnoy [batteur], Eric Gillette [chanteur,guitariste], Randy Georges [bassiste], Bill Hubauer [clavier]

Avertissement : cette chronique pourrait heurter les adulateurs de Neal Morse et une partie non négligeable des croyants. Si vous n’êtes pas prêt pour cette grande révélation, n’allez pas plus loin dans votre lecture.

- JC mon fils, dis-leur la vérité.
- Je ne peux père, c’est trop difficile, ils vont me lapider.
- Mais non fils, parle, tu seras pardonné.
- Bien père, mais je vous aurai prévenu.
- C’est bien fils, vas-y.
- Mesdames et messieurs, j’ai écouté The Great Adventure, et je me suis affreusement ennuyé.

“Merci à notre grand dieu et à son fils Jésus pour nous avoir guidé et inspiré avec son amour infini et sa créativité.” Mince ! Il est en forme le pape de la prog. Si Dieu lui a soufflé l’idée de ce troisième album de The Neal Morse Band, le créateur devait être exténué ce jour-là.

Quand Neal a lancé The Neal Morse Band, j’espérais que sa main mise omnipotente sur la musique et les textes serait moins prégnante. Le premier album The Grand Experiment fut en effet une bouffée d’oxygène, un renouveau musical pour Neal. Le second The Similitude Of A Dream, même s’il replongeait dans la Bible, n’en était pas moins un sacré pavé dans le bénitier progressif avec un double concept album inspiré du livre The Pilgrim’s Progress. Le troisième, poussé par une main divine, raconte la suite de The Similitude Of A Dream, un second double concept album religieux ou presque. Je l’aime bien mon Neal, et ce depuis des années, mais là, trop c’est trop. J’en ai ras la chasuble de ses récits mystico initiatiques noyés dans un prog symphonique où le chanteur commence à sérieusement donner des signes de faiblesses. Nous repartons pour deux CDs, cinq chapitres, vingt-deux morceaux où, certes, les musiciens sont des bêtes, mais dans lesquels il y a comme une impression de déjà entendu et un abus évident de narration.



The Great Adventure, c’est un peu le ‘T’en va pas’ de Elsa, sauf que le papa il est parti et que le garçon l’a très mal pris. Il a du mal à se construire le petit, deux chapitres à ressasser le sujet avant de se décider à prendre la suite du père dans ‘The Great Adventure’. Ils auraient pu nous épargner ces quarante minutes et un CD d’introduction, Elsa le dit en moins de quatre minutes. Croyez-moi, heureux anglophobes, les paroles de The Great Adventure volent au ras des pâquerettes : “le ciel est rouge derrière le soleil”, “hey ho, allons-y”, “tu dois juste tourner la clef”, “Dieu t’a oublié”... Nulle philosophie ici, nulle quête mystique, après deux CD, le fils comprend que le père avait besoin de prendre l’air et lui pardonne, et l’imbécile heureux qui a pris le temps de lire le livret se rend compte qu’il a perdu son temps.

Dès les deux premiers morceaux de l’acte un, je suis épuisé. L’affaire se présente vraiment mal, une cuisine indigeste, trop copieuse, cuisinée sans réel raffinement, du gras sucré amidonné. Malgré mon énervement évident, The Great Adventure réserve tout de même deux bonnes surprises, ‘Vanity Fair’ et ‘Hey Ho, Let’s Go’, deux titres qui me sortent de ma torpeur liée à une forte indigestion de Neal Morse.

The Great Adventure possède la folie symphonique du regretté Transatlantic avec des claviers tout puissants, pompeux à souhait, une batterie infernale et la très belle guitare de Gilette. Une symphonie grandiloquente, souvent too much, signature indélébile de Neal, mais qui atteint un paroxysme presque gratuit ici, et qui n’est pas toujours convaincante comme cette ‘Overture’ de dix minutes. A réserver aux fans absolus du genre.

Après le Père, voici le Fils, à quand le Saint-Esprit ?


Rédigé par Jean-Christophe le 11/04/2019
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