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Days of Summer Gone
Chris - Days of Summer Gone
Titre : Days of Summer Gone
Groupe : Chris
Sortie : 2013
Label : Progress Records
Format : CD
Genre : Progressif
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Titres

  • Out in the night
  • Distances
  • Cold heart
  • Heliphobia
  • A heart's endeavour
  • Days of summer gone

Christiaan Bruin [batteur]

Nous avions déjà chroniqué Chris pour Making sense en 2011. Depuis l’artiste a sorti City of light et Snow stories en 2012. Il revient avec Days of summer gone, un album acoustique sorti le 7 octobre 2013 chez Progress Records.

Chris c’est Christiaan Bruin, également connu comme batteur du groupe Sky Architect et clavier de Nine Stone Close.

Son nouvel album solo, Days of summer gone est un acoustique sur lequel il est accompagné par des musiciens classiques : Roben van Kruistum au violoncelle, Intan Werry au violon, Maxime le Winter au obois,Federico Dalpra à la flûte, Peter Bruin à la trompette et Joey van Deusburg au trombone. Chris, chante, joue des claviers, batterie, percussions et guitare et basse.

Pas de doute, Chris reste très inspiré par l’univers musical de Steven Wilson. Certains passages vous feront penser à The Raven transposé en acoustique, particulièrement des parties piano.

Pour ce nouvel album Chris ne force pas sur sa voix et chante doucement le long des six morceaux. Deux titres courts et quatre titres longs aux influences prog classique, jazz, classique et contemporain.

Un son très 70’s servi par une belle production, voilà qui devrait vous mettre en appétit.

L’album m’a séduit immédiatement par son atmosphère mélancolique et son très bel artwork. Chris fait le bon choix avec l’acoustique. Pas de prétention pseudo classico qui démange certains artistes vers la cinquantaine, juste la recherche d’une finesse sonore que ne lui aurait pas forcément offert une formation progressive habituelle. La musique peut être à la fois intimiste comme sur le sublime Distances et user de puissantes constructions progressives comme sur A Heart’s Endavour sans que l’on se sente chahuté. Les titres sont agréablement équilibrés, des claviers utilisant de superbes sonorités des années 70’s qui se marient à la perfection avec les instruments acoustiques.

Out in The Night débute comme une musique de chambre à laquelle se superposent progressivement les claviers puis les percussions. Un premier et bref couplet explose soudain - darkness falls, winter comes - et la musique devient progressive avec sa rythmique et la flûte ensorcelante. Vous découvrirez Intan au violon, le obois de Maxime, le violoncelle de Roben, une guitare hispanisante délicieuse, bref tout plein de couleurs subtiles qui construisent une splendide composition. Le titre bascule à peu près à sa moitié dans des tonalités plus sombres avant d’exploser à nouveau sur un dernier couplet brillant - let me out, break it down - et de repartir sur du progressif plus rythmé. Out in The Night est tout simplement éblouissant.

Distances est un titre nettement plus épuré en comparaison, guitare, basse et claviers, chant paisible et fragile, une musique assez proche de Danny Elfman (Edward Aux Main d’Argent) avec les chœurs, les clochettes et le piano. Intime et délicat.

Cold Heart débute par une valse, suivit plus loin par à un break discret et totalement inattendu de musique clairement contemporaine ou expérimentale et donc jubilatoire. Le titre ose presque tout, tranquillement, pour revenir plusieurs fois sur la valse incantatoire, presque musique de guinguettes parfois et toujours ces sons de clochettes, un chant très doux et envoûtant et de très beaux passages de flûte que l’on doit à Federico. Une pièce magistrale.

Heliophobia est vraiment dans l’esprit de Wilson, du piano à la voix en passant par la flûte et le obois, très Grace For Drawning, assez Olivier Messiaen dans un autre genre également. L’amateur de contemporain et de progressif que je suis est aux anges. Après, il ne faut pas se mentir, ce genre pourrait rebuter les amateurs de musique plus conventionnelle.

A Heart’s Endeavour débute sur la flûte ensorcelante de Federico qui annonce des parties instrumentales progressives techniques et brillantes. Un morceau de plus de douze minutes avec peu de chant, de grandes envolées progressives classiques qui font plaisir à écouter, la trompette de Peter que j’entends vraiment pour la première fois et sans doute également le trombone de Joey mais je n’en suis pas certain.

Tout s’achève trop vite sur le titre éponyme, Says Of Summer Gone qui après un démarrage wilsonien offre la part belle aux instruments à cordes. Encore une pièce de belle dimension avec plus de douze minutes qui permettent des constructions alambiquées. Peut-être la plus belle pièce, je ne sais plus tellement cet album me touche, assurément une de celle qui contient le plus d’émotion.

Les progrès réalisés par Chris entre Making sense et Days of summer gone sont énormes. Sa musique a grandit en maturité et en finesse, il s’agit là d’une œuvre à ne pas manquer, et même s’il elle contient quelques petites digressions musicales inhabituelles, il ne s’agit pas d’une de ces compositions cérébrales épuisante mais bien d’un album mélodique et ensorcelant servit par de très bons musiciens. Pour ne rien gâcher les textes sont poétiques et collent parfaitement à l’atmosphère de Days Of Summer Gone. Un défaut ? Non...


Rédigé par Jean-Christophe le 10/10/2013
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