
Vous l’avez peut-être lu dans la presse, deux failles majeures ont été découvertes dans le langage PHP. Du coup mercredi, plus de 60% des sites internet étaient en PLS, dont le blog de votre serviteur et son vieux magazine Neoprog.
PHP est un langage de script, comme Python, Ruby et tant d’autres, qui a été conçu pour programmer des sites internet dynamiques. Il est gratuit, possède une grande communauté encore très active et fonctionne bien avec les bases de données MySQL et les serveur LINUX. C’est ce que l’on appelait dans l’ancien temps LAMP, pour LINUX, Apache, MySQL et PHP.
Pendant de longues années j’ai été développeur, entre autres en PHP, Java, Python, Ruby, Pascal, Basic, C++, Shell, ADA, Fortran… C’est donc naturellement que j’ai utilisé cette technologie pour coder mes sites internet (je parle du PHP). Le magazine Neoprog a été codé avec un framework maison (sorte de surcouche à PHP et MySQL) mais à l’époque de la version 4 du langage (nous en sommes aujourd’hui à la version 8.5.12 je crois). Le blog, lui, a été codé avec WordPress, en gros j’ai utilisé un truc tout fait par flemme.
Il y a quelque temps, j’ai essayé d’héberger le vieux magazine sur mon NAS et j’avais été confronté à de nombreux problèmes comme le changement de version PHP qui rendait une partie du code incompatible avec le langage. J’avais pas mal travaillé pour corriger tout cela. J’avais fait tourner le site internet sur mon NAS après une semaine d’efforts et de tests avant de réaliser que cela prenait trop d’espace de stockage. Du coup j’avais tout viré.
Jeudi matin, après le grand crash, j’ai mis à jour la version PHP chez mon hébergeur OVH et immédiatement, le blog a fonctionné de nouveau à mon grand soulagement. Par contre le magazine, comme prévu, ne voulait plus redémarrer. Evidemment, je n’ai pas conservé le code corrigé qui fonctionnait sur le NAS en PHP 8. Bref je suis un boulet.
Pour l’instant, je n’arrive pas à récupérer le code du site hébergé chez OVH, donc pour quelques jours encore, vous n’aurez pas accès à l’ancien magazine Neoprog. C’est dans ces moments là que l’on se rend compte de la fragilité de nos systèmes, de notre dépendance à des technologies développées par d’autres et du risque de crash mondial suite à un petit ‘4’ qui servait de clé privée au lieu d’une suite complexe de chiffres.




















