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Therianthrope
Transport Aerian - Therianthrope
Titre : Therianthrope
Groupe : Transport Aerian
Sortie : 2017
Label : Melodic Revolution Records
Format : CD
Genre : Progressif
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Titres

  • Smirking Sirens
  • Pitchfork Martyrs
  • Let You Never Perish
  • Destroy Me
  • Abstract Symphony I Information Field
  • Abstract Symphony II Saturate
  • September
  • Abstract Symphony III: Lovemeat
  • Eternal Guilt
  • Abstract Symphony IV: Poor Things Need (A Common Interest)
  • Lions
  • Abstract Symphony V Immortals
  • Last Years Of Peace

Formation en 2003

Hamlet [clavier,batteur]

Musiciens :

Rachel Bauer - chant et voix
JoJo Razor - chant
Paul Sax - violon
Stef Flaming - guitare
Stefan Boeykens - guitare
Elvya - dulcimer
Dyian - Hurdy-gurdy
Peter Matuchniak - guitare
Marco Ragni - guitare​ et claviers
Darren Brush - stick Chapman

La pleine lune révèle la bête tapie en chacun d’entre nous. Cette folie ordinaire qui guide l’humanité sur les chemins des désastres et des guerres. Avec Therianthrope, Transport Aerian signe une nouvelle page de sa carrière, s’entourant pour la première fois de très nombreux artistes comme Marco Ragni, Darren Brush ou Elvya. Au total dix musiciens qui apportent leur touche à l’univers très particulier de Hamlet. Car Transport Aerian ne fait pas dans musique facile. On pourrait le comparer à Thomas Thielen avec son univers intérieur torturé, ses expérimentations, et autrefois son travail solo mais sans le côté Steve Hogarth.

Hamlet

Therianthrope mélange titres chantés, scandés, parlés et des instrumentaux, le ‘Abstract Symphony’ en cinq parties, des pièces non écrites sur lesquelles les onze artistes ont improvisé en studio. Violon, dulcimer, stick Chapman, basses, guitares, hurdy-gurdy, chant, claviers, voix, il ne manquerait qu’un batteur à l’album, si la rythmique oc ilcupait plus de place dans la musique.

Therianthrope, avec la participation de tous ces artistes et la présence de ces instrumentaux mariant voix et sonorités variées, est assurément le plus riche des albums qu’Hamlet ait composé à ce jour. On y retrouve bien entendu sa marque de fabrique, tout particulièrement sur les deux premiers titres, mais on y découvre également l’influence de Marco et des autres musiciens. Progressif, médiéval, expérimental, Therianthrope offre de nombreux visages, tous aussi déroutants les uns que les autres malgré une sombre et torturée unité.

‘Smirking Sirens’ et ‘Pitchfork Martyrs’ possèdent un rythme martial pesant aux intonations médiévales qui contrastent avec un court et fluide ‘Let You Never Perish’ où le refrain casse cette apparente légèreté.
‘Destroy Me’, tout en attente, chanté par Hamlet et Rachel Bauer déjà présente sur Darkblue, nous conduit aux deux premiers des cinq instrumentaux de ‘Abstract Symphony’. Entre expérimental et psychédélisme, les musiciens improvisent.
Le titre le plus mélodique et accessible de Therianthrope se nomme ‘September’, un nouveau duo vocal sur une musique presque pop (j’ai bien dit presque) qui cède la place à la troisième partie de ‘Abstract Symphony’ faite de courtes impros mises bout à bout.
Dans ‘Eternal Guilt’, la rage contenue jusqu’alors explose : “Eternal guilt for all I’ve done”. Un titre aux guitares torturées sur fond de stick Chapman. La quatrième symphonie juxtapose des rushs désarticulés avec cette fois un texte lu sur la slide de Marco Ragni, une pièce déroutante qui relègue le ‘Lions’ déclamé à du petit lait La cinquième est celle de l’amour, un texte plein d’espoir alors que les instruments s’accordent avant l’arrivée du chef d’orchestre. ‘Last years of peace’ termine ce combat de l’homme contre sa nature profonde, une pièce de plus de six minutes renouant avec le médiéval du début sur laquelle il est difficile de trouver un point d’ancrage, car des lignes mélodiques dissemblables (chant, violon, dulcimer, guitare) se superposent sans jamais se rencontrer. Vous vouliez finir par la traditionnelle balade du concept album ? C’est que vous ne connaissez pas encore assez bien Transport Aerian.

Je me surprends à chaque fois, lorsque je découvre un nouveau Transport Aerian, à être happé par cette musique exigeante et ces univers sombres. Ce Therianthrope, enrichi de collaborations, n’échappe pas à la règle. Les progheads curieux, fatigués de tourner en rond entre metal et prog symphonique, écouteront sans doute avec intérêt ce nouvel album à la production très soignée et à l’univers étonnant. Pour ma part j’adore, même si ce n’est pas le genre de musique que j’écoute pour me détendre en rentrant d’une longue journée de labeur.

Facebook : https://www.facebook.com/transportaerianproject/

Vidéo :



Bandcamp :


Rédigé par Neoprog le 29/11/2017
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