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Chronique de Relocator

Relocator-
Genre CD
Groupe Relocator
Album Relocator
Label Generation Prog Reccords
Année 2010
Note 15/20
  • Red Vibes - instrumental
  • Biosphere - instrumental
  • Relocator - instrumental
  • Proxima - instrumental
  • Aavishkar - instrumental
  • 13 Reasons - instrumental
  • Urban Blue - instrumental
  • The Alchemist - instrumental
Encore un album instrumental me direz-vous ? Ben oui. Mais peu de points communs avec In Heach Hand A Cutlass dernièrement chroniqué.

La première chose à noter est la présence d’un violoniste dans la formation, chose peu courante dans le progressif de nos jours.

On touche ici à de la musique extrêmement technique, parfois à la limite de l’exercice de style.

Michael Schetter, en plus d’être le guitariste du groupe, travaille aussi pour le label Generation Prog Records qui va sortir Coma Ghosts de Effloresce déjà chroniqué ici.

Cinq musiciens composent cette formation : Stefan Artwin guitare, Michael Schetter guitare, Frank Tinge percussions, Bartek Strycharski violon et Sergej Chamber claviers.

Sur Red Vibes, certains rifs rapellent Sex Machine de James Brown ou des mélodies de Dan Ar Braz, le contraste est saisissant. Les claviers sont assez old school, notes courtes, son limite grinçant, avec une forte orientation jazzy. Ca déménage.

Biosphère débute sur des touches de claviers assez 80’s, une basse obsessionnelle vient se poser sur ces notes. Le titre est froid, un peu chaotique tout en semblant répétitif, assez inhumain au final. Mais dans l’avant dernière minute, on revient dans un peu univers moins minéral, ce n’était qu’une pause en fait. Titre difficile à s’approprier.

Relicator est un titre assez proche de ce que pourrait composer Transatlantic, le chant en moins avec des petites pointes de métal, un passage assez planant avec un beau solo de guitare, plein de sons en fait sur lesquels on adorerait un chanteur. Superbe titre !

Proxima est moins mélodique, construit sur une guitare grave assez épaisse qui effacerait même la basse.

Guitare hispanisante pour Aavavishkar, tonalités nord africaines coexistant avec une rythmique très série américaine des 70's. Complètement déroutant. Démonstration technique bluffante qui manque un peu d'humanité quand même. Dix minutes étonnantes tout de même.

13 Reasons commence sur un son clavier assez effrayant, que Lovecraft lui-même n’aurait pu imaginer pour les flûtes des anciens. Le morceau laisse la place belle aux synthétiseurs, parfois virtuoses, mais toujours sur des sons assez déroutants. Ici aucun repère auquel se raccrocher, c’est de la chute libre.

Urbane Blue est plus lisible, avec le jeu basse guitare percussions. Les claviers sont un peu en retrait.

The Alchemist finit l’album avec plus de onze minutes de musique ininterrompues. Grand format. La musique prend ici un peu plus son temps pour changer de rythme ou de mélodie. Même si le titre reste très complexe, il est plus aisé de l’intégrer. Il y a de très beaux passages comme le duo piano violon assez tzigane. Cela reste toutefois assez exempt d’émotion ce qui est vraiment dommage.

Un album très technique, pour les amateurs de performances, quelques mélodies rendent certains titres plus accessibles au commun des mortels, on est ici dans le monde d’un jazz métal progressif pour initié tout de même, de très bons musiciens pas de doute, mais le groupe a sans doute franchit la frontière invisible du jam expérimental gravé sur galette. Alors à petite dose c’est jubilatoire, sur un album complet c’est assez difficile pour moi quand même.


Rédigé par Neoprog le 09/02/2012

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