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Genesis
Legacy Id - Genesis
Titre : Genesis
Groupe : Legacy Id
Sortie : 2014
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Métal progressif

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Titres

  • Intro - instrumental
  • Chameleon
  • Grand finale
  • In your face
  • Monopoly
  • Collateral Damage
  • Hope
  • Gold Barbell
  • Prison Break
  • Razorblades


Legacy ID

Riga, Lettonie

Membres :
Ivars Logins : batterie
Artis Apinis ; guitare
Andrey Nikitin : guitare basse
Andis Jēkabsons : chant

Genesis
Sortie : 14 juin 2014
Produit en collaboration avec Agris Siksna (Dzambulai Records), Kārlis Šteinmanis (KS Records) et l’artiste visuel Ilze Ābola.

Legacy ID est donc un groupe letton dont ce “Genesis” est le premier album, réalisé très vite après l’arrivée du bassiste Andrey Nikitin (au printemps 2014), suite au départ de Vitaly Ganya, parti fonder Theatrum à l’automne 2013… Pour une équipe rassemblée fin 2012 - début 2013, on peut dire que les choses se sont enchaînées à vitesse grand V !
Legacy ID, que l’on peut traduire par Identité héritée ou Identité existante, en jouant sur l'ambiguïté entre musique et informatique, ne vient évidemment pas de nulle part… Si héritage il y a, divers il est, jeunes padawans. Et le titre de l’album suggère, lui, que la gestation ne fait que commencer (ces points sont d’ailleurs finement suggérés par le magnifique visuel de la pochette). Et pourtant !
Si Legacy ID est généralement classé (ah, j’ai horreur de ces cases) en métal progressif, d’évidentes influences djent, fusion, shred ou post-rock s’entendent sur les 10 titres de l’album.
Oh, n’ayez crainte, s’il est évident que cela cogne, ce n’est pas une armée de bûcherons que nous avons là, mais des musiciens mélodieux qui préfèrent la variété et l’alternance des tempos, les breaks et les constructions alambiquées.
Les compositions sont agréables, bien construites, le chant d’Andis est bien posé et chaleureux (même si nous n’avons pas là affaire à un virtuose), dans un anglais maîtrisé. Les textes, plutôt axés dans le quotidien et l’introspection, sont simples mais bien tournés (à noter que musiques et paroles sont créditées à l’ensemble du groupe).
Si “Intro” nous fait croire que l’on va avoir droit à une résurgence de métal progressif lourd influencé par Black Sabbath, on est d’emblée surpris par l’aspect primesautier de “Chameleon”, avec ses changements de rythmes, ses guitares virevoltantes, parfois doublées, sur une assise basse-batterie impeccable (on pense un peu à Extreme à son meilleur sur ce morceau).
“Grand Finale “ envoie lui vers du métal progressif bien lourd ou les riffs sentent le graillon, la bière et la sueur, les accompagnements guitare-chant fonctionnent, tout comme les passages basse-guitare en harmonie (joli travail d’Andrey entre parenthèses).
Le duo basse-batterie lance le premier uppercut sur “In Your Face”, tout à fait dans la veine du précédent : du djent, mais avec un vrai chanteur et des guitares mélodiques, et quelles guitares ! L’impression se confirme avec “Collateral Damage” qui me fait là encore penser à un croisement entre du djent et des passages à la Extreme, voire Red Hot Chili Peppers ou même Ugly Kid Joe dans sa période “Motel California”, sans oublier Dream Theater allant au charbon. On a là le morceau le plus dur de l’album avec un passage vocal guttural qui s’intègre parfaitement. Les changements sont nombreux sur ce titre et ça fonctionne à l’envi !
Et les emprunts défilent : “Hope” commence tel un morceau de Satriani pour devenir dansant avec ses doublages voix-guitare et ses guitares harmonisées ; “Gold Barbell” ressemble presque à notre Enhancer national ; “Prison Break” a un petit côté Creed ; “Razorblades” a des relents de Metallica et nous laisse enfin entendre de somptueuses guitares acoustiques…
Et alors, me direz-vous, ça se barre de tous les côtés ton truc ! Eh bien, pas du tout. Nos Lettons réussissent le pari d’avoir réalisé un disque qui se tient, plaisant de bout en bout. A tel point que l’on peut se demander s’ils peuvent faire mieux ? En tout cas, s’il faut jouer à la marchande, à 5 EUR (minimum) via Bandcamp, c’est donné, pour un album bien foutu, plaisant, de grande qualité et homogène.
J’ai aimé, j’aime et j’aimerai…


Rédigé par Henri le 14/07/2014
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