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Chronique de Chasing Time

Harvest-
Genre CD
Groupe Harvest
Album Chasing Time
Label autoproduction
Année 2012
Note
  • Roundabout - audio
  • Intuition - audio
  • The Spell - audio
  • The Machine - audio
  • Time Lapse - audio
  • In Debris - audio
  • Yesteryear - audio
  • Unknown Skylines - audio
  • Silent Run - audio
  • Stars - audio
Harvest est un groupe catalan/hollandais qui sort ici son second album après Underground Community en 2009.

Musicalement il s’agit de pop teintée de progressif, pas ou peu de plages instrumentales élaborées. Des titres relativement simples et largement dominés par le chant de Monique van der Kolk.

Pour ce nouvel album, Steve Rothery (Marillion) et Alan Reed (Pallas) font une brève apparition respectivement sur In Debris et Time Lapse, un petit coup de pouce médiatique pour la jeune formation.

chasing time s’écoute facilement : brèves introductions, refrain couplet et quelques secondes instrumentales constituent l’essentiel des dix titres de cet album. Pas vraiment de longs métrages non plus. A part Stars, la longueur moyenne des titres est quatre à cinq minutes, le format radio.

Monique contribue beaucoup à la réussite de l’album, sa voix possède une belle taciture, et ses choix mélodiques sont intéressants, même si à la fin de l’album l’auditeur plonge dans une certaine routine.

Il ne faudrait pas oublier les musiciens, un peu en retrait parfois, mais qui jouent une pop aux accents progressifs voir métal progressif sur quelques titres.

Stars est le titre le plus abouti de cet album, nettement progressif, avec de belles plages instrumentales et plus de huit minutes de musique. Le morceau prend son temps pour se développer. Tout le monde trouve un peu de place pour s’exprimer, appréciez au passage Jordi Prats à la guitare et Roger Vilageliu à la basse.

Roundabout offre un joli démarrage à la batterie et un final nerveux à la guitare, de quoi faire un bon single.

J’adore The Spell malgré son tout petit format. Le piano tout simple avec quelques slides à la guitare, cette énergie qui se dégage du chant et le final en douceur. Un petit air de Anathema.

The Machine ne laissera pas indifférent non plus, sans doute grâce à sa construction un peu plus recherchée et de jolies choses dans le chant.

Silent Run mérite un beau détour également, un peu moins linéaire que les autres titres, progressif malgré son petit format, jouant du feu et de la glace.

Et on ne peut pas passer à coté de Time Lapse et In Debris, le premier pour le chant à deux voix avec Alan Reed qui apporte un changement agréable à la chanson, le second pour la richesse musicale qu’amène cette talentueuse guitare.

Le mouton noir, c’est Yesteryear qui est nettement en dessous des autres morceaux de l’album, dommage car à par ce titre il n’y a rien à jeter.

Une chose m'a terriblement agacé. Il s’agit de la disposition des paroles sur le livret. Elles sont dans le désordre, alors je sais, rares sont ceux qui lisent les textes, mais pour ceux qui, comme moi, aiment savoir que quoi on parle, devoir naviguer un peu au hasard dans le livret pendant l’écoute, c’est pénible.
Un petit effort pour l’artwork aurait été sympa.

Mais je râle pour peu de chose, chasing time est un bel album. Il manque peut-être un peu de contraste mais contient des très beaux titres qu’il serait dommage de manquer. Si vous aimez une pop prog assez soft doublée d’une belle voix, n’hésitez pas, cet album est pour vous.

Rédigé par Neoprog le 20/07/2012

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