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Chronique de Teardrops In Morning Dew

Enneade-
Genre CD
Groupe Enneade
Album Teardrops In Morning Dew
Label Gallileo Reccords
Année 2011
Note
  • The Way - audio
  • Trailokya - audio
  • Maeve - audio
  • The Shape - audio
  • Elements - audio
  • The Message - audio
  • Teardrops In Morning Dew - audio
  • The Form - audio
Enneade est un groupe métal progressif Lyonnais composé de :

Christophe Goulevitch
Christian Greven
Frédéric Lacousse
Georges-Marc Lavaverne
Jean-Pierre Gobelin

Sur cet album ont également participé :

Gines Jimenez et Julien Fayolle

The way est l’introduction de l'album, tout en attente faite de quelques notes répétitives à la guitare sur une toile d'effets sonores.

Traillokya, le second titre, joue sur deux voix avec un son un tantinet métal mais sans excès.
Un joli changement rythme amorcé par une guitare acoustique débute la partie progressive du morceau. Constitué de nombreuses sections bien enchaînées, chant parlé, flûte, folk, métal, percussions, claviers old school, le titre expérimente de nombreux univers musicaux avec brio.
Le chant est parfois inégal , dommage car musicalement sans être géniaux ni novateurs, ils s'en sortent plutôt bien. Le final est assez excellent.

Maeve est beaucoup plus classique, couplet refrain, petit solo de guitare assez plaisant au demeurant, couplet calme, refrain.

The Shape avec son intro aux claviers, percussions puis basse, guitare en distorsion, le tout qui monte peu à peu, ça met une grosse pression. Mise en place grinçante, obsédante, on attend l'explosion qui ne vient pas, mais que veulent-ils ? Cinq minutes instrumentales étonnantes, j’aime bien.

Avec Elements on décolle pour plus de quinze minutes. Le chant s'essaye à la David Bowie sans le timbre ni la voix, ouille... Le bourinage basse guitare n'arrange rien, c'est indigeste au possible pendant trois minutes. La compo est trop bruyante et trop indigeste pour un tel format. Au bout de six minutes difficiles on souffle un peu mais c’est mal ficelé, vraiment.

Par chance The Message, bien que très classique fonctionne infiniment mieux. Guitare acoustique et chant, bien en place, un peu de clavier et on électrifie ça tout doucement, très sympa en fait.

Le titre éponyme de l’album nous lance dans un marathon de plus de vingt et une minutes. Même pas peur ! Au contraire de Elements, sur Teardrops in morning Dew, le groupe alterne très intelligemment de nombreux styles, du slam au métal à grosse voix en passant par du psychédélique ou de l’expérimental, pop planante, glissant de d’un style à l’autre en douceur, l’air de rien, explosant retombant, vous ne serez pas ménagé un seul instant. J’adore !

The Form semble soudain tout petit, un instrumental épuré qui finit l’album agréablement.

Alors il y a du bon et du moins bon dans cet album. Une exploration musicale assez osée parfois. Un chant qui ne tient pas bien la route par moment, des longueurs et un titre vraiment moyen. Le groupe a un bon potentiel, laissons le mûrir, se construire un peu plus et nous verrons la suite.

Rédigé par Neoprog le 16/02/2012

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