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Ocean Machine - Live at the Ancient Roman Theatre
Devin Townsend Project - Ocean Machine - Live at the Ancient Roman Theatre
Titre : Ocean Machine - Live at the Ancient Roman Theatre
Groupe : Devin Townsend Project
Sortie : 2018
Label : Inside Out Music
Format : CD et DVD
Genre : Métal progressif
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Titres

  • Truth - live
  • Stormbending - live
  • Om - live
  • Failure - live
  • By Your Command - live
  • Gaia - live
  • Deadhead - live
  • Canada - live
  • Bad Devil - live
  • Higher - live
  • A Simple Lullaby - live
  • Deep Peace - live
  • Ocean Machine - Seventh Wave - live
  • Ocean Machine - Life - live
  • Ocean Machine - Night - live
  • Ocean Machine - Hide Nowhere - live
  • Ocean Machine - Sister - live
  • Ocean Machine - 3 A.M. - live
  • Ocean Machine - Voices in the Fan - live
  • Ocean Machine - Greetings - live
  • Ocean Machine - Regulator - live
  • Ocean Machine - Funeral - live
  • Ocean Machine - Bastard - live
  • Ocean Machine - The Death of Music - live
  • Ocean Machine - Things Beyond Things - live

Formation en 1972

Devin Townsend [chanteur,guitariste,clavier], Ryan Van Poederooyen [batteur], Dave Young [guitariste], Brian Waddell [bassiste], Mike St-Jean [clavier]

Invité :
John ‘Squid’ Harder - basse

Que l’on aime ou non le personnage, force est de constater que Devin Townsend est une bête de scène. Un charisme fabuleux allié à un sens de la démesure sans limite, un souci de la mise en scène, de la qualité sonore de ses shows. Il faut assister au moins une fois dans sa vie à l’un de ses concerts. A Neoprog, nous l’avons vu à deux reprises, la dernière, au Z7 début 2017, et c’était grandiose. Au cours de cette même tournée, Devin et son groupe ont joué cent-cinquante dates, dont une toute particulière à Plovdiv, dans le théâtre romain, comme Anathema en son temps. Un lieu magique riche en histoire et pour couronner le tout, les metalleux étaient accompagnés par l’orchestre et le choeur de l’opéra de Plovdiv. Démesure ! Sans parler du feu d’artifice…

Les compositions grandiloquentes et emphatiques s’accordent à merveille avec une orchestration symphonique et des choeurs. Cela tombe bien. Outre le lieu, l’orchestre, les choeurs, il y a la durée du concert : deux heures trente, alors que Devin Townsend partage souvent l’affiche avec plusieurs groupes pour s'économiser lors d’une tournée, jouant de fait, des sets nettements plus brefs.



C’est avec ‘Truth’ que Devin débute, toute la puissance orchestrale de sa formation d’un soir explose dans le théâtre antique bondé, prenant une dimension mystique jamais atteinte jusqu’alors. Les caméras survolent les musiciens, le batteur, cadrent Devin et se glissent dans le public. C’est parti pour vingt-cinq morceaux dantesques. Sur les gradins millénaires en pierre est assis un public venu du monde entier. Juste devant, sur la scène, jouent les cinq metalleux. Un peu en retrait derrière, l’orchestre fort d’un piano, de cordes, de vents et de percussions accompagne le groupe. Et enfin, entre les colonnes du théâtre, dominant l’ensemble, un choeur de quinze chanteurs répond aux vocalises de Devin.

Impossible d’échapper aux ziltoïdries (‘By Our Command’) avec Devin, cette saga militaro science-fictionnesque burlesque métallique. On aime ou on déteste, elle fait partie du personnage complexe qu’est Devin Townsend. Mais ce live, contrairement à celui du Royal Albert Hall de 2015, joue peu de Z² et plus de Transcendance et d’Epicloud. Et surtout il propose Ocean Machine dans son intégralité, un album qui fêtait ses vingt bougies.

Si l’orchestre reste en retrait, une batterie très claire domine la bande son, martelant sans répit ce live. Reconnaissons-le, le jeu frapadingue de Ray vaut vraiment le détour et méritait d’être mis en avant. Bien évidemment Devin ne peut s’empêcher d’être lui-même, c’est à dire de faire son numéro, même lorsqu’il présente une chanson écrite pour sa femme (‘Deadhead’). Mais ce qui fascine, ce sont ces deux heures trente de performance vocale hors du commun, du growl clair au chant d’opéra, sans faillir, avec une seule pause pour lubrifier les cordes après la pièce la plus soft de cette première partie : ‘Deep Peace’.

Après du Devin Townsend Project, c’est l’album ‘Ocean Machine’ qui est joué dans son intégralité avec la présence du bassiste d’origine, John Harder atteint de sclérose. Il arrive sur scène en déambulateur et joue assis, à gauche de Devin.

Cette fois plus d’orchestre ni de choeur, ne reste qu’une formation de metal pour revisiter cet album vieux de vingt ans et qui n’a pas pris une ride. Une grande scène pour cinq musiciens éclairée en bleu océan avec des rayons de soleil jaunes qui jouent sur la foule.

Inutile de préciser que les fans rêvaient de voir un jour cet album rejoué en live, juste pour écouter à nouveau ce ‘Sister’ acoustique avec Devin seul au milieu d’un cercle de lumière entouré de bleu profond, ce ‘Regulator’ très metal repris en choeur par le public, ce ‘Bastard’ précurseur du futur Devin Townsend Project et surtout ce ‘The Death of Music’, étrange, murmuré, torturé, la plus belle pièce de ce chef-d’oeuvre intemporel.

Si vous ne deviez voir qu’un seul live de Devin, ce serait celui-ci, rien que pour l’album Ocean Machine, pour le lieu, l’orchestre, les choeurs, la performance, les moyens déployés, le son, l’image, le documentaire de trente minutes qui l’accompagne, rien que pour voir Devin en live, si vous n’avez jamais assisté à l’un de ses concerts.


Rédigé par Jean-Christophe le 06/07/2018
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