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Chronique de Good Morning, how did you live ?

Cryptex-
Genre CD
Groupe Cryptex
Album Good Morning, how did you live ?
Label SAOL/H´Art/Zebralution/Warner
Année 2011
Note
  • Intro - audio
  • Hicksville, Habitus and Itchy Feet - audio
  • Dance of the Strange Folks - audio
  • Freeride - audio
  • Bageheera - audio
  • It's Mine - audio
  • Gypsy's Lullaby - audio
  • Camden Town - audio
  • Leviathan - audio
  • The Big Easy - audio
  • Mom - audio
  • Alois - audio
  • Most Lovable Monster - audio
  • Grief And Despair - audio
  • A Colour Called Gently - audio
  • Outro - audio
Voici le premier album d’un groupe qui surfe sur le rock folk progressif, un genre musical peu en vogue de nos jours.

Composé de 16 titres assez brefs en moyenne, cette première composition comporte tout de même une pièce fondamentalement progressive de plus 11 minutes.

On a à faire ici à des chansons souvent énergiques, qui démarrent au quart de tour, parfois teintées de touches folkloriques, de part la rythmique, le chant ou le choix des instruments.

Beaucoup d’énergie assurément, que ce soit dans le chant de Simon Masken ou dans les riffs endiablés de Martin Linke. Le batteur, Ramon Hoig, ne se ménage pas non plus et à eux trois ils réussissent à faire beaucoup de musique.

Mais de temps en temps, au détour, on peu découvrir un petit havre de douceur comme It’s Mine, titre relativement folk, avec le chant à la limite du décrochage et ce refrain tout simple mais combien efficace et la petite touche d’harmonica, un des coups de cœur de cet album.

Gypsy’s Lullaby, titre lui aussi moins fanfaron, très simple avec sa guitare répétitive, son chant parfois déchirant et un refrain génial remporte ma complète adhésion. Sur un aussi petit format faire cohabiter autant d’univers musicaux en y mettant de l’émotion, c’est pas mal.

On va s’attarder un peu sur A Colour Called Gently, le grand format en trois partie. Tout d’abord un thème très folk avec ses percussions et le chant, une seconde partie plus dominée par le piano et le chant qui garde encore une touche folk. Enfin la troisième comprend une partie chant puis un instrumental (chose unique sur cet album) de près de trois minutes. On ne va pas crier au génie non plus, la construction, même si elle est intéressante ne marquera pas les esprits, mais après cette succession de petits titres, il est agréable de prendre un peu son temps.

L’album s’achève sur un tout petit gospel où le personnage pleure encore une fois sur son sort, pourquoi personne ne m’aime ?

Alors pourquoi composer autant de petit morceaux qui semble parfois ne pas aller jusqu’au bout d’eux-même ? Erreur de jeunesse ? Je n’en ai pas l’impression, preuve avec A Colour Called Gently, ils maîtrisent le genre. Cryptex semble vouloir ouvrir une multitude de fenêtres, par lesquelles on peut entre apercevoir des petits bouts de l’univers sans tout dévoiler.

Cryptex offre, pour son premier album, des univers musicaux très variés, punk, folk, rock, pop, gospel, progressif et autres, débordant parfois d’énergie (qualité ou défaut de jeunesse selon les goûts), ils explorent à trois la musique avec toute sorte d’instruments. A découvrir et à suivre de très près.

Rédigé par Neoprog le 04/03/2012

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