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Chronique de Making Sense

Chris-
Genre CD
Groupe Chris
Album Making Sense
Label Progress Records
Année 2010
Note 14/20
  • Resemblance - audio
  • Waking from a dream - audio
  • To fly - audio
  • Making sense - audio
  • Fantasy - audio
  • Sky castles - audio
  • Shades - audio
  • Eve of destiny - audio
  • Wishful thinking - audio
  • The Final hour - audio
Christiaan Bruin est un 'one man band' allemand qui compose ici son second album.

Sa voix très particulière pourra séduire ou agacer, au choix, mais quand il pousse sur les cordes, il possède un timbre déchirant assez étonnant.

'Ressemblance' introduit l'album en douceur, une atmosphère proche de Steven Wilson avec son chant lent et piano électrique, une bonne mise en bouche.

Avec le second morceau 'Waking From A Dream' on attaque un grand format progressif de plus de dix minutes. Après une intro très progressive, le premier couplet arrive à la manière de Supertramp,
avec le piano comme base rythmique. Le titre se poursuit par un refrain qui contraste fortement. On repart sur un couplet refrain et après un court solo de guitare le titre ralentit l'allure quelque temps pour embrasser un instrumental sympa suivi d'un couplet avec de sacrés tripes. Une très belle chanson.

Après un bref démarrage à la Beatles, 'To Fly' nous surprend par plusieurs atmosphères très différentes mises bout à bout en quelques minutes, un titre atypique et bien agréable au final.

'Making Sense' comporte de nombreuses références progressives très Genesis et aussi deux couplets où la basse met en place une rythmique tout sauf progressive, un étrange assemblage qui marche assez bien en fait.
La fin du titre est également assez déroutante, bref le morceau bouscule un peu nos habitudes et c'est pas mal.

'Fantasy' démarre très lentement avec des chœurs et un solo de guitare avant l'arrivée du chant.
Il y a du Tim Burton dans l'air jusqu'au refrain repris deux fois avec un petit instrumental au milieu, j'aime bien la construction.
Le petit univers vole brutalement en éclats et Chris nous ballade ensuite d'un son de clavier à l'autre sans prévenir. Il y a du Nolan dans l'air assurément.
Et pour finir, on replace le refrain avec le solo qui va bien. Je salue la construction audacieuse, j'aime beaucoup même si un peu plus de technique aurait rendu ce titre énorme.

'Sky Castles' nous ballade en douceur, très classique, mignon, un joli break un peu mélo.

'Shades' possède une construction assez classique, une voix éraillée et nerveuse contrastant avec un chant doux pendant près de quatre minutes.
Le titre prend alors une nouvelle teinte plus apaisée pendant une minute avant de revenir à la construction initiale.
Sans prétention mais sympathique.

'Eve of Destiny' nous refait le coup du marathon, avec plus de neuf minutes mais ce n'est pas mon chouchou, loin de là.
Le titre débute avec un long instrumental grandiloquent, dans la veine d'ARENA avant d'attaquer le premier couplet qui parait du coup un peu léger.
Le refrain tombe un peu à plat et la partie instrumentale genre zouk progressive qui poursuit m'agace royalement.
Bref à part l'intro sympa et quelques petits passages, le titre est assez mal fichu, c'est dommage.

'Wishful Thinking' fait de nouveau penser quelques part aux Beatles, cette petite touche de fraîcheur et de simplicité. Mignon.

L'album s'achève sur 'The Final Hour', un titre de plus de neufs minutes où l'influence de IQ est assez marquée, musicalement et vocalement.
Une très belle manière de finir l'album.

Au bout de compte, 70 minutes de rock progressif assez original malgré de nombreuses influences manifestes.
Un album et un artiste à découvrir.



Rédigé par Neoprog le 23/12/2011

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