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Chronique de The Devil's Resolve

Barren Earth-
Genre CD
Groupe Barren Earth
Album The Devil's Resolve
Label Peaceville
Année 2012
Note
  • Passing Of The Crimson Shadows - audio
  • The Rains Begin - audio
  • Vintage Warlords - audio
  • As It Is Written - audio
  • The Dead Exiles - audio
  • Oriental Pyre - audio
  • White Field - audio
  • Where All Stories End - audio
Étrange musique que celle du groupe Barren Earth, étrange mélange de métal parfois assez lourd, de métal symphonique et de thèmes folkloriques. On passe par toutes les couleurs, de la grosse voix au chant gentillet, de la cornemuse au riff très épais. Sur quel pied danser ?

Passing Of The Crimson Shadows commence comme du Placébo qui vire rapidement aux influences orientales sur un métal assez FM dans le sens où le titre ne devrait heurter aucune oreille. Refrain, claviers, même si la basse est très présente et les percussions cognent un peu, pas trop de double pédale sauf sur la fin, la grosse voix est presque gentille. Le morceau est assez bien ficelé, mais on sort de là avec une impression de trop grand compromis ou de mélange assez spécial, genre glubabulga.

The Rains Begin joue la carte des mélodies irlandaises, même si le grogneur de service passe par là, contrastant fortement avec le chant gentillet, ça en est presque dansant, commercial. Musicalement cependant le titre est bien ficelé et quelques passages méritent le détour.

Avec Vintage Warlords on accélère sans modération, très métal symphonique cette fois, la signature est claire, ça grogne, ça pédale à mort, les claviers ne font que des nappes lointaines. Pas de compromis ? Ben si, le soufflé tombe avant la sortie du four, tout devient gentillet avec une jolie guitare hispanisante pendant quelques secondes avant d’en remettre une couche. C’est un peu pompier tout ça, mais bon.

As It Is Written revient vers l’Irlande avec son intro cornemuses et bagad. Le titre sort du lot, par le timbre du chant, le refrain, un petit truc à la guitare qui est vite addictif, le solo de piano bienvenu, un titre assez prog en fait, sans doute la raison pour laquelle votre serviteur l’apprécie le plus. C’est aussi le plus long titre avec près de sept minutes et trente secondes.

Le monstre sort de son antre avec The Dead Exiles. Grosse voix et musique puissante et lente, un tout petit peu caricaturale quand même, on étouffe un peu sur cette introduction qui manque vraiment de finesse. La suite ne contient pas de levure, grosse grosse voix, basse guitare, double pédale - grrrrhouaaaaaaa ! - et ceux malgré des chœurs qui peinent à surnager. Du lourd quoi. Au moins là il n’y a pas trop de mélange des genres.

Retour à donf avec Oriental Pyre corrige le tire avec. Une voix off bien grave, quelques éructations d’ogres, une guitare aux tonalités orientales, c’était assez bien parti avant les chœurs, encore ce fichu mélange de genres, on s’y habitue peut-être à terme ? Bon l’instrumental vaut le détour quand même.

White Field fonctionne assez bien même s’il mélange pas mal les genres en moins de cinq minutes. La musique est plus légère, les breaks moins brutaux, on est plus sur du rock alternatif.

On finit par Where All Stories End qui se la joue très classique et en même temps assez atypique pour une conclusion. Classique parce que l’on commence par une ballade, classique parce que le chant est clair, atypique car il y a quand même du lourd là dedans.

Alors convaincu par The Devil’s Resolve ? Non pas vraiment. Musicalement les gars tiennent la route, il y a aussi de belles idées mais à faire trop de mélanges on est souvent malade.

Rédigé par Neoprog le 13/03/2012

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