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Chronique de we're here because we're here

Anathema-
Genre CD
Groupe Anathema
Album we're here because we're here
Label
Année 2010
Note 17/20
  • Thin Air - audio
  • Summernight Horizon - audio
  • Dreaming Light - audio
  • Everything - audio
  • Angels Walk Among Us - audio
  • Presence - audio
  • A Simple Mistake - audio
  • Get Off, Get Out - audio
  • Universal - audio
  • Hindsight - instrumental
Anathema ne faisait pas encore partie des groupes chroniqués ici, petite lacune que je m'empresse de combler.

Voici un groupe qui navigue sur une pop progressive inspirée de divers horizons comme Porcupine Tree, Pink Floyd, Radiohead, Marillion ou encore moins cool Keane.

Dans l'ensemble 'We're here because we're here' est un album assez calme, voire atmosphérique, mais qui comporte des petites touches d'énergie assez bien distillées. Vous ne trouverez pas forcément une musique fondamentalement originale mais la présence d'une voix féminine donne une note très particulière à certains titres.

L'album commence par 'Thin Air', étrangement le morceau le plus personnel de l'album, ni nerveux ni calme, bien construit et qui après de nombreuses écoutes reste très intéressant.

'Summer Night Horizon' basé sur un jeu au piano a un goût de déjà entendu, agréable à l'écoute, peut-être qu'en live, en forçant un peu le genre il peut décoller, à voir.

'Dreaming Light' endort gentillement son public à la manière de Keane. Petite balade mièvre un peu soûlante, une écoute ou deux, pas plus.

'Everything' toujours sur une base de piano nous rapproche plus d'un univers à la Radiohead. Deux voix qui se mélangent harmonieusement. Le titre évolue lentement vers quelque chose de plus complexe, les percussions faisant monter la pression peu à peu. Pas mal. Un peu trop court sans doute.

'Angels Walk Among Us' après un démarrage très gentillet, répétitif même, qui pouvait faire craindre le pire, développe dans sa seconde moitié une partie chant qui donne raison au titre. Surprenant, bien vu.

Sans transition 'Presence' deux petites minutes qui font penser à l'album 'Radiation' de Marillion, donnent une suite logique au précédent titre, orgues sur monologue, tout simple et qui reprennent pour finir le refrain de 'Angels Walk Among Us'. Excellent tout simplement.

'A Simple Mistake' est un des longs formats de cet album avec ces 8 minutes 14. On commence dans la veine de Keane encore une fois, mais par chance avec cette longueur, on ne peut pas faire que ça sinon on s'endort. On reprend donc le chant syllabique du début et on recommence et hop à 50% du titre on bascule, un peu trop attendu comme revirement, mais ça marche. Petit instrumental où les instruments sonnent soudain comme Porcupine Tree, très agréable surprise, ça s'agite un peu, on ne demandait que ça en fait. Thank's God ! Encore, c'est trop bon !

'Get Off Get Out', vous aimez Radiohead, ok on repart pour un tour ! Intro à la guitare, genre indy, chant un peu barré répétitif subtil et plouf, vous aimez Porcupine Tree, yes on mélange les genres ! C'est énorme ! Du lourd, puissant. Bravo ! Sans doute le plus éclatant morceau de l'album, même s'ils qui n'ont rien inventés, si ce n'est un mélange bien dosé.

'Universal' est au format progressif, en deux mots,long quoi. Début atmosphérique très lent, solennel, assez floydien, puis à la moitié, on s'énerve quelques secondes avec une guitare à la Guilmour pour partir sur une plage instrumentale rythmée par le piano et des claviers flamboyants. Ca aussi c'est très bon !

Intro bruitages et cie pour 'Hindsight', un titre de plus de huit minutes au démarrage très très lent, après deux minutes s'ébauchent les premières notes d'un titre répétitif, zap, zap pas ? après trois minutes vingt on sent un petit air de Porcupine Tree pointer le bout de son nez, 'Arriving Somewhere But Not Here'. Toujours pas de chant après six minutes, serait-ce un instrumental paisible ? Ben oui... On finit sur bruitages et cie. Pourquoi pas en fait ?
Cela clôture bien l'album.

Si vous aimez Porcupine Tree, Radio Head, les Floyds, vous devriez apprécier cet album. Rien de bien révolutionnaire au bout du compte, mais de la bonne musique.


Rédigé par Neoprog le 17/02/2011

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