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Chronique de hindsight

Anathema-
Genre CD
Groupe Anathema
Album hindsight
Label Kscope
Année 2008
Note
  • fragile dreams - audio
  • leave no trace - audio
  • inner silence - audio
  • one last goodbye - audio
  • are you there ? - audio
  • angelica - audio
  • a natural disaster - audio
  • temporary peace - audio
  • flying - audio
  • unchained (tales of the unexpected) - audio
Bon anathema, je les ai vraiment découverts avec We’re Here Because We’re Here.

Estomaqué par cet album à l’époque j’ai voulu connaître leurs précédents créations et j’avais acheté A Natural Disaste.

Et là bof, bof bof même. Alors j’ai conclu, sans doute hâtivement, que si We’re Here Because We’re Here était si parfait, c’était grâce au génie de Steven Wilson.

Et puis Weather Systems sort et quand même quoi, Wilson n’est pas là et ils assurent les petits.

Alors, pendant une promenade citadine je tombe sur Hindsight en occasion, l’album qui a précédé We’re Here Because We’re Here, le risque n’est pas énorme, alors bon, hop je l’emporte avec moi. Et là...

Comment peut-on passer à côté d’un tel album ? Je me le demande encore. Je vais devoir retirer de nombreuses choses que j’ai pu dire ou écrire sur anathema.

La magie de Hindsight est difficile à décrire.

On peut parler de la musique, lente, très acoustique avec beaucoup de violoncelle, un piano en retrait, des sons de guitare hypnotique, une musique presque sacrée, mais cela est trop réducteur.

On peut parler du chant déchirant, torturé, des textes viscéralement en souffrance, mais là encore, c’est trop limitatif.

Un album intimiste et triste, au delà de la mélancolie. Si vous aimez bondir de joie en écoutant un disque, celui-ci ne fera pas l’affaire. Mais dieu que c’est beau !

Oui il y a des titres plus forts que d’autres comme One Last Goodbye, Are You There ?, A Natural Disaster ou encore Flyiing mais tout l’album est sublime. Des atmosphères à fleur de peau, des textes désespérés et quelques petits rayons de lumière.

Fragile Dreams débute l’album en beauté avec une introduction instrumentale tout en douceur qui laisse la place à la voix, presque fragile de Danny après deux minutes.

One Last Goodbye est d’une tristesse et d’une beauté infinie, une mélodie très simple au piano et la voix de Danny, brisé. Une guitare acoustique puis un violoncelle viennent rejoindre ce duo, ajoutant encore à l’émotion. Un fil ténu de guitare électrique orne la fin du morceau. Sublime.

Un timide rayon de soleil perce les nuages avec Are You There ? C’est cette petite mélodie à la guitare qui écarte quelques instants les nuages sombres sur cet album. Un titre très simple, assez aérien, la guitare, une nappe de claviers et la voix de Danny, magique.

A Natural Disaster est chanté par Lee Douglas, encore une fois un titre d’une apparente simplicité, très lent, assez répétitif et qui pourtant vous prend aux tripes et ne vous lâche pas jusque la fin. La voix de Lee Douglas y fait beaucoup c’est évident et les dernières secondes à capela font une fin sublime à un titre qui était déjà très fort.

La magie de Flying provient sans doute de son refrain, c’est encore un titre très épuré mais quand vient le Fell Like Flying, on est emporté. La mandoline et le violoncelle s’intègrent étonnant bien dans la chanson créant une atmosphère étonnante. Le titre vous bouleverse tout en douceur, c’est une sensation assez déroutante et très agréable.

Si vous ne connaissez pas cet album, essayez de vous le procurer, c’est une merveille.

Rédigé par Neoprog le 25/05/2012

Commentaires

Bonjour,
Merci pour cette petite chronique. Je me me retrouve dans le même cas que toi. J'ai découvert Anathema sur We here... ;-) et franchement ce groupe à quelque chose que les autres non pas. Peut-être la grâce. Je suis aussi très fan de S. Wilson et P.T. donc cela explique un peu le pourquoi du comment j'en suis arrivé à écouter ce groupe et à faire le cheminement arrière pour découvrir ce qu'ils ont fait auparavant.
Au plaisir de te lire.

Le 29/05/2012 par Toff06

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