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Soidinmenot
Steel Jungle - Soidinmenot
Titre : Soidinmenot
Groupe : Steel Jungle
Sortie : 2016
Label : autoproduction
Format : CD
Genre : Experimental
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Titres

  • Ektoplasma - instrumental
  • Delutions - instrumental
  • Wanker - instrumental
  • Light - instrumental
  • Funk revival - instrumental
  • Shy Dragonfly - instrumental
  • Steel Dildo - instrumental
  • 7th Heaven - instrumental
  • Uncertainity - instrumental
  • YIP - instrumental
  • Kakofonia - instrumental

Pekka Varis [batteur], Juho Kokko [], Johannes Lammin []


Il faut probablement être un peu fondu du ciboulot pour se lancer dans la présentation de Steel Jungle. Car, pour vous en parler, il semble nécessaire de les écouter un minimum. Trio instrumental venu de Helsinki, ils ne cherchent clairement pas à rentrer dans le top 50. Il nomment leur musique métal expérimental. Prenez du jazz, du métal, du funk, du prog, broyez le tout finement, ajoutez une bonne dose de délire et jouez avec la technique qui va bien pour obtenir cet improbable Soidinmenot.

Steel Jungle

Je ne vous cacherai pas qu’il faut être assez atteint pour accrocher dès la première écoute. L’impression de n’importequoitesque domine tout de suite. Mais avec quelques références musicales et une belle dose d’humour, leur album devient jubilatoire. Jubilatoire d’accord, mais est-ce bien audible ? La réponse est oui, car nos trois gars jouent très bien. Il y a du Gong et du Santana dans la douce folie de Steel Jungle, et certains titres ne manquent pas de piment, ‘Wanker’, ‘Steel Dildo’, ‘Kakofonia’. Les gars s’amusent et nous font du bien.

Un ectoplasme festif lance quarante et une minutes farfelues. Les couples pourraient danser sur ce premier titre qui part dans toutes les directions, il leur faudrait juste maîtriser les pas des sixties. Plus latino, ‘Delusions’ pourrait accompagner un épisode de Amicalement Vôtre lors des poursuites de voitures. La virtuosité du trio est mise à rude épreuve ici et ils s’en sortent avec les honneurs. Écoutez donc la guitare à la fin, quelle folie ! L’homme abusant d’onanisme, tout en arpèges, laisse tomber le pas de deux pour du poutrage subtil et décadent. Démonstration gratuite ou pur délire, j’opte pour la seconde proposition. Si vous entr'apercevez la lumière sur la pièce suivante, chapeau bas. Profitez-en au passage pour écouter le jeu de basse claire et la voix de Juho. Bon d’accord, il ne chante pas vraiment et il va falloir vous accrocher un peu pour le coup. De pire en pire ou de mieux en mieux, le groupe poursuit avec deux minutes de funk diabolique qui laissent place au vol du bourdon, ha non, celui de la timide libellule. Timide ? Ben voyons. L’occasion pour Johannes de nous en mettre plein la vue avec sa guitare électro acoustique. Chauffez-le avant usage, aurait pu être le titre du septième morceau que les ménagères de Cinquante Nuances de Grey adoreront. Il sont vraiment barrés ces gars là, sans doute encore célibataires. Sirènes de voitures, guitares comme des moteurs, le godemiché semble doué de vie. Le titre, bourré d’aller-retours très Hendrix, s’achève de manière orgasmique. Purement jouissif ! Fatalement, après l’usage de cet instrument chromé, nous atteignons le septième ciel (reconnaissez qu’ils s’amusent bien). Je ne me l’imaginais pas ainsi mais chacun voit le Nirvana à sa porte après tout. Il est bien rock ce panard. Les doutes sont souvent salutaires, ici, ils permettent de se poser enfin sur une guitare délicate après tant de folie. Mais comme ils sont joueurs, le poutrage, annoncé par la basse, revient en force après un peu plus d’une minute. Et là pas de pitié, ils chargent comme des brutes avant le retour à l’acoustique. En parlant de retour, serait-ce celui des martiens du Muppet Show ? Je ne suis pas certain que ce soit la signification de l’avant dernier titre ‘YIP’, à l’écriture très proche du flamenco, mais qui sait avec eux ? Pour finir, le groupe se lâche sur une terrifiante cacophonie virtuose de presque trois minutes. Prenez peur bonnes gens, il sont fous ces trois là.

Steel Jungle

Un album de malades ? Oui assurément. Réservé aux amateurs de sensations fortes, aux férus de prouesses et à ceux qui aiment rire avec la musique. Je ne suis d’aucun de ceux-là, enfin si, un peu quand même, et j’adore Soidinmenot.

Facebook : https://www.facebook.com/steeljungleband


Rédigé par Jean-Christophe le 11/05/2016
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