Contrapasso
Seven Impale - Contrapasso
Titre : Contrapasso
Groupe : Seven Impale
Sortie : 2016
Label : Karisma Records
Format : CD
Genre : Progressif
La chronique chronique
Les évaluations Evaluations
Connectez-vous pour donner une évaluation

Titres

  • Lemma
  • Heresy
  • Inertia
  • Langour
  • Ascension
  • Convulsion
  • Helix
  • Serpentstone
  • Phoenix

Formation en 2010

Ulf Reinhardt [batteur]

Seven Impale, levez-vous ! Vous êtes accusés par la cour de composer une musique élitiste, riche et complexe. Faute de circonstances atténuantes, le tribunal vous condamne à une éternité de musique jouée au triangle.

Nos six norvégiens remettent le couvert avec un nouvel album jazz progressif sorti chez Karisma le 16 septembre. Des claviers zarbis, des guitares folles, du saxophone déjanté, de la basse à la Colin Edwin et une batterie sans cesse en mouvement, ces enragés, très loin des autoroutes médiatiques, nous livrent un contrepasso en neuf titres à mi-chemin entre Gong et King Crimson. Gong pour l’aspect jazz RIO débridé, King Crimson pour la technicité et l’emphase des compositions.

Dire qu’aborder l’univers musical de Seven Impale s’avère difficile serait un doux euphémisme. Leur prog, très instrumental, soutenu par la virtuosité des artistes, expérimente en permanence. Autant dire que mon chat quitte le salon et que ma femme ferme la porte lorsque leur musique passe sur la chaîne. Pourtant, après une première pointe d’appréhension (j’avais séché sur leur premier album City Of The Sun), je découvre un disque certes complexe, mais abordable. En deux années, le groupe a mûri et s’ils conservent toujours le grain de folie originel, ils canalisent mieux aujourd’hui leur fougue passée, et explorent de nouvelles directions musicales.

Seven Impale

D’emblée, Seven Impale sort la grosse artillerie dans ‘Lemma’ avec de l’orgue, des chants incantatoires déclamés, un saxophone qui dérape et des expérimentations à la Gong. Présenté ainsi, cela semble effrayant, en réalité il n’en est rien, la progression très maîtrisée de ces scénettes permet tous les excès, même quand à la quatrième minute deux voix théâtrales éclatent de rire. ‘Heresy’ vogue nettement plus sur le jazz expérimental. Il alterne des choses étranges comme le final façon sonar avec beaucoup de saxophone. Il faut s’accrocher à son slip pour ne pas se noyer, mais c’est le jeu, et joué avec une telle maestria, on leur pardonne. Un peu de Zappa, de Van Der Graaf Generator et de King Crimson, ‘Inertia’ nous ramène à la fin des sixties avec une section instrumentale fabuleuse (basse, batterie, saxophone), un bulldozer musical où se glisse un break de percussions qui lentement nous renvoie au thème principal basse/saxo entrecoupé de claviers éthérés. Sur ‘Languor’ la section rythmique est à l’honneur, un Porcupine Tree sous extasy où Tormod Fosso se prend pour Colin Edwin. Une voix de crooner vient semer le trouble avec Peter Jackson qui semble de retour. Les claviers flatulent et le chant déraille, si vous n'êtes pas vacciné(e) contre la rage, méfiez-vous quand même un peu. Le tout petit ‘Ascension’ éthéré laisse place aux spasmes tribaux de ‘Convulsion’ qui se joue de nous sur les cent dernières secondes avec basse batterie et saxo encore une fois. ‘Helix’ tend à construire, à partir d’une poignée de notes atroces, une mélodie qui se développe sur neuf minutes. Un morceau épuré si on le compare à ses proches voisins. Étrange, bizarre et qui part en vrille à la cinquième minute, Stian Økland finissant par hurler avant que la musique ne glisse dans un jazz de piano bar subversif. Il y a du Wilson sur ‘Serpentstone’, la démesure en plus, car les six norvégiens ne font rien à moitié. Des sections instrumentales replètes et deux couplets ascétiques pour plus de sept minutes relativement sages au regard du reste. L’aventure se finit dans onze minutes : ‘Phoenix’, expérimental à souhait, électro bizarre qui met quatre minutes à démarrer et deux de plus à décoller fait figure de remplissage après tout ce que nous avons déjà écouté. Au moins, avec celui-là, vous ne vous ferez pas trop de nœuds au cerveau, encore que...

Seven Impale impressionne avec ce second album. Impressionne par leur progression évidente et leur maîtrise instrumentale. Il demandera toutefois quelques écoutes attentives pour être adopté par certains, et il se peut que des pièces comme ‘Heresy’ ou ‘Languor’ vous restent quand même sur l’estomac. Mais comparé à City of The Sun, c’est du billard.

Facebook : https://www.facebook.com/sevenimpale
Rédigé par Classico le 20/09/2016

Commentaires
Aucun commentaire
Lion Shepherd - Hiraeth
04/10/2016   Lion Shepherd - Hiraeth
Marillion - F.E.A.R.
03/10/2016   Marillion - F.E.A.R.
John Wesley - a way you'll never be
30/09/2016   John Wesley - a way you'll never be
Damian Wilson - Built For Fighting
27/09/2016   Damian Wilson - Built For Fighting
Blind Ego - Liquid
26/09/2016   Blind Ego - Liquid
Audio'm - Audio'm
23/09/2016   Audio'm - Audio'm
Gravitysays_i - Quantum Unknown
22/09/2016   Gravitysays_i - Quantum Unknown
Seven Impale - Contrapasso
20/09/2016   Seven Impale - Contrapasso
Tesseract - Errai
19/09/2016   Tesseract - Errai
Steven Wilson - transience
16/09/2016   Steven Wilson - transience
Marcela Bovio - Unprecedented
15/09/2016   Marcela Bovio - Unprecedented
Votum - Ktonik
13/09/2016   Votum - Ktonik
An Endless Sporadic - Magic Machine
12/09/2016   An Endless Sporadic - Magic Machine
Nosound - Scintilla
09/09/2016   Nosound - Scintilla
Cirrha Niva - Out Of The Freakshow
08/09/2016   Cirrha Niva - Out Of The Freakshow
Temperance - The Earth Embraces Us All
06/09/2016   Temperance - The Earth Embraces Us All
The Gathering - TG25: Live at Doornroosje
05/09/2016   The Gathering - TG25: Live at Doornroosje
DGM - The Passage
02/09/2016   DGM - The Passage
Souls of Diotima - The Sorceress Reveals - Atlantis
01/09/2016   Souls of Diotima - The Sorceress Reveals - Atlantis
Osaka Punch - Death Monster Super Squad
30/08/2016   Osaka Punch - Death Monster Super Squad
Prochains concerts
Prochaines sorties